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Newletter n° 9 -Un petit tour au Ladakh et puis s'en revient
"Partir, c'est quitter son cocon, ouvrir ses ailes et s'envoler. C'est s'apercevoir qu'on n'est pas les seuls sur la planète, qu'on ne sait pas tout comme on le pensait. On devient plus humble, plus tolérant, un peu plus intelligent ." ( P.Fillit)
Voila maintenant un peu plus d’un an que je suis parti. Tout d’abord à vélo à travers l’Europe et la Russie avec les copains de DynamoSolidaire. Puis, à cheval à travers les steppes mongoles à la rencontre des familles nomades. Après avoir visité les régions du Nord de la Chine, j’ai rejoint l’Himalaya que j’ai traversé d’Est en Ouest, du Sichuan (Chine) au Ladakh (Inde) en passant par le Tibet et le Népal.
« J’ai peur que rien ne se passe, de ne rien expérimenter. C’est la peur des voyageurs modernes. Le vide. Alors tu n'entends que toi». Ces quelques lignes de L'Ombre de la Route de la Soie (Colin Thubron) résument parfaitement ce que je pouvais ressentir à la veille de mon départ et lors des moments de doutes qui ont ponctué ce voyage. Maintenant, je peux dire que cette peur n’était pas fondée. Tout au long de ce voyage, j’ai eu la chance de faire des centaines de rencontres toutes aussi enrichissantes les unes que les autres.
Que ce soit les familles qui m’ont invité à prendre le thé ou à dormir chez elles. Que ce soit les gens de passage que j’ai croisé au détour d’une rue ou d’un chemin. Que se soit les différentes personnes que j’ai rencontré dans le cadre des projets que j’ai étudiés. Toutes m’ont énormément apporté, chacune d’entre elles à son niveau, selon ses expériences et ce qu’elle avait à partager. Mais tout ce qui fait ce voyage est bien plus que la somme de ces rencontres. C’est l’apprentissage qui résulte de toutes ces expériences échangées et des « moments de vie » partagés.
Même si l’heure des bilans n’est pas encore venue. Même s’il m’est encore difficile de concevoir que dans quelques jours je serais en France. Même s'il m’est encore impossible de réaliser tous les influences que ce voyage a eu sur moi. Je suis convaincu qu’il m’a énormément apporté tant sur le plan humain, personnel que professionnel.
Mais rassurez-vous ! Mon retour en France ne marque pas la fin de ce projet. Une exposition photos est prévue. L’objectif étant de vous faire partager tous ces sourires que l’on m’a si généreusement offerts, tous ces magnifiques paysages traversés ainsi que de vous faire (re)découvrir les conditions de vie des peuples de montagnes et les projets d’énergies renouvelables développés dans les différentes zones visitées. Sur le plan plus professionnel, je travaille sur la rédaction d ’un « guide de bonnes pratiques ». Ce guide s’attachera, à travers les projets que j’ai étudiés, à proposer des pistes de réflexions sur comment disséminer et répliquer les projets d’énergies renouvelables et d’habitat bioclimatique (Pour + d’info : www.saesup.org).
Vous serez, bien entendu, informé de l’avancée de ces deux projets.
En attendant de vous revoir tout bientôt, je vous souhaite tout le bonheur du monde. Djuley Sylvain
Carnet de route
Du 1er Fevrier au 1 Mai: Ladakh - Quand le printemps prend la place de l'hiver
.jpg) Voila presque 3 mois que je suis arrivé au Ladakh. Alors qu’en été, plus de la moitié de la population de Leh est composée de touristes et que les montagnes fourmillent de trekkeurs, la vie en hiver y est bien différente. Seul quelques dizaines de touristes « haussent s’y aventurer », la plupart des voyageurs en Inde préférant le sable chaud de Goa ou la vie mouvementée de Calcutta. Même les Ladakhis qui en ont les moyens partent passer l’hiver au chaud à Delhi ou ailleurs en Inde. De même, de nombreuses personnes vivant dans les « montagnes » séjournent à Leh où les conditions de vie sont un peu plus clémentes. Quel peut bien être l’intérêt de passer 3 mois dans ces contrées hostiles où les températures passent régulièrement sous les -20°C au cœur de l’hiver ?
Pour accéder aux photos du Ladakh : - Du 1er au 28 Fevrier: ICI - Du 1er Mars au 1er Mai: ICI
Reportages
Népa l - Le biogaz domestique ou comment recycler la matière organique en énergie!
Le développement des installations de biogaz domestique à travers le monde est en constante augmentation. Plus de 35 millions d’installations étaient répertoriées fin 2008, principalement en Chine et en Inde ; offrant à plus de 175 millions de personnes divers bénéfices. De nombreux pays ont commencés partout dans le monde des programmes de biogaz domestique basés sur une approche de marché, avec l’objectif de développer un secteur durable pour cette technologie. Le projet de biogaz impulsé par la coopération néerlandaise et repris par le gouvernement népalais, est l’une des « success stories » de ces programmes.
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Inde- Diffusion des maisons solaires passives dans les régions froides et désertiques du Ladakh
En utilisant l’énergie solaire, principale ressource de la région, le projet de l'ONG française GERES propose de construire 1.000 maisons à haute performance énergétique dans 100 villages isolés du Ladakh en combinant architecture solaire passive et techniques d’isolation novatrices. Ce projet a de nombreux impacts positifs : protection de la biomasse locale, amélioration des conditions de vie et de la santé, développement d’activités génératrices de revenus pendant les mois les plus froids, etc.
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